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Personnage
Aux antipodes de Lucy, cette Edgerunner a un modus operandi bien à elle. Tête brûlée, elle intervient toujours avec son fusil à pompe pour prêter main-forte.
[Journal des modifications du dossier d'un ███] Cible de la modification : Rebecca Code de modification : RA2██-G Le sujet est identifié comme une Résonatrice de type mutant, avec marque taciturne sur l'épaule droite. Manifestation du Forte : Lorsqu'elle utilise des armes à feu provenant de ███, le sujet peut améliorer leur précision balistique et leur efficacité à l’impact. De plus, ses attaques perturbent et neutralisent les fréquences autour de certains Tacets Discords de cauchemar, infligeant des dégâts supplémentaires aux cibles touchées. Invocation d'armes à feu : Le sujet peut invoquer trois armes à feu spécifiques, adaptées à différentes situations de combat, en utilisant son Forte pour les matérialiser et les dématérialiser. Quand il invoque une arme, sa puissance varie selon son état émotionnel, ce qui suggère un lien direct entre son Forte et les performances de l’arme. « L'échantillon fréquentiel du sujet présente jusqu'à 97 % de similarité avec la fréquence des Tacets Discords de cauchemar présents dans la région. On suppose qu'il existe une certaine corrélation entre les deux. » « ███ est intervenu. Les recherches associées ont été interrompues. »
Le tracé oscillographique du sujet montre des oscillations elliptiques et un domaine temporel stable, sans tendance aux fluctuations anormales. Les résultats de l’examen sont dans les normes. Conclusion : La criticité de la Résonance est élevée et la stabilité du sujet demeure solide. Aucun risque immédiat d'Overclocking. Aucun antécédent d’Overclocking. En revanche, la personne fait preuve d’une certaine instabilité émotionnelle, et les suivis psychologiques se sont avérés peu concluants. « **** ! À Night City, je suis quasiment l'égérie de la santé mentale ! » « Cet échantillon est beaucoup trop parfait… Vous êtes sûr qu'il a pas juste été recopié d'un manuel par quelqu'un ? »
Aux antipodes de Lucy, cette Edgerunner a un modus operandi bien à elle. Tête brûlée, elle intervient toujours avec son fusil à pompe pour prêter main-forte.

Rebecca - Tenue par défaut
La tenue quotidienne de Rebecca. En dehors de ses sous-vêtements habituels, elle se contente d'une veste oversize. « Laisser respirer la peau, ça aide le chrome à évacuer la chaleur », prétend-elle, avant de baisser sa fermeture éclair encore un peu plus.
Contrairement à son frère Pilar, Rebecca n'avait jamais eu l'intention de devenir edgerunner. Tous deux n'avaient qu'un seul parent : Papa Sunrise, le célèbre merc. Ce dernier avait passé des années à essayer de leur transmettre sa passion, mais Rebecca n'était pas du genre à vouloir à tout prix hériter du rêve de son père, contrairement à Pilar. Elle, tout ce qu'elle voulait, c'était la liberté. Des choses mignonnes. Trouver son propre rêve à Night City… Et c'est pour ça qu'elle se disputait tout le temps avec son père. Mais la vie n'attend pas qu'on se décide. Quand Papa Sunrise a disparu sans laisser de trace, la vie de Rebecca et Pilar a brutalement basculé. Ils ont dû dormir sur la banquette arrière de la vieille guimbarde qui, après avoir fidèlement accompagné leur père dans toutes ses missions, était désormais tout ce qu'il leur avait laissé. C'est son associée de longue date, la légendaire fixer Wakako, qui leur a offert le salut, sous la forme d'un contrat. Une occasion de prouver qu'ils étaient les dignes héritiers de Papa Sunrise. Mais ils avaient encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir se vanter d'être de vrais edgerunners. Comme Papa Sunrise le répétait toujours, Rebecca était bien trop émotive, trop imprévisible et trop impulsive pour Night City. À cause d'elle, ils frôlaient souvent la catastrophe : au lieu de suivre les consignes toutes bêtes que leur fixer leur donnait, elle obéissait toujours à son instinct. Pilar ne supportait pas ça, et ils finissaient par se prendre la tête après chaque mission. Pourtant, malgré tous leurs désaccords, elle tenait à l'aider à réaliser son rêve. C'est seulement quand ils ont rejoint l'équipe de Maine que les choses ont enfin commencé à s'améliorer. Pour les autres membres, les engueulades entre Rebecca et Pilar sont vite devenues un élément du quotidien comme un autre – une sorte de bruit de fond, dont les paroles étaient surtout des insultes. Certains se demandaient pourquoi ils passaient autant de temps ensemble s'ils se détestaient à ce point. Mais, au fond, ils tenaient vraiment l'un à l'autre.
Tous ceux qui croisaient Rebecca arrivaient à la même conclusion : une vraie tête brûlée, et pas du genre à hésiter avant de tirer. David le savait mieux que personne ; il avait perdu le compte des fois où il avait dû nettoyer derrière elle. Vu de l'extérieur, elle n'avait rien d'une edgerunner ordinaire. Elle se fichait du fric comme des risques : tant qu'un contrat ne dépassait pas sa ligne rouge, elle le prenait. Pas de problème pour endosser le personnage qu'il fallait. Certains soirs, elle jouait la gamine innocente embarquée malgré elle dans une sale histoire. D'autres fois, une punk désœuvrée en quête de castagne dans un bar. Mais ce qu'elle préférait par-dessus tout, c'était jouer les gros bras. Pointer son flingue. Appuyer sur la détente. Réfléchir aux détails après. Sa témérité rendait ses partenaires dingues, mais aucun ne la détestait vraiment. Ils savaient qu'ils pouvaient compter sur elle, quoi qu'il arrive. Pour survivre en tant qu'edgerunner à Night City, avoir des nerfs d'acier ne suffisait pas : il te fallait un truc unique pour sortir du lot et prendre l'avantage. Maine avait son lance-projectile. Dorio, ses poings. Kiwi, sa tech. Et David, son Sandevistan... mais ça ne faisait pas de lui un tueur pour autant. C'était encore un bleu, un gamin. Il devait apprendre à se servir d'un cracheur, et vite. Et personne n'était mieux placé que Rebecca pour lui servir de prof. Les armes à feu, elle connaissait ça comme sa poche ; elle était même l'experte autoproclamée de l'équipe. Au stand de tir, elle visait avec une précision chirurgicale. Dans la rue, elle faisait pleuvoir les balles sur ses adversaires. Quand David a enfin capté qu'il ne fallait pas avoir peur de tuer pour survivre, elle n'a pas hésité une seconde : elle l'a jeté dans l'arène. Sans zapper aucun exercice. Elle voulait lui refiler tout son savoir et toutes ses compétences avant que la ville ne le bouffe tout cru.
Rebecca ne l'avait jamais caché : elle avait des sentiments pour David. Mais pour quelqu'un qui vivait en grenade dégoupillée, elle faisait preuve d'une discipline bluffante dès qu'il s'agissait de lui. Elle gardait la tête froide. Elle savait qu'elle ne serait jamais l'élue de son cœur. Elle avait beau essayer tous les moyens possibles pour lui montrer ce qu'elle ressentait, c'était clair : son cœur ne serait jamais à elle. Pourtant, elle n'avait jamais été du genre à jeter l'éponge. Puisqu'elle ne pouvait pas l'avoir, elle canaliserait tous ses sentiments vers un seul objectif : le garder en vie. Une mission d'autant plus ardue et nécessaire qu'elle avait déjà perdu la moitié de son équipe. Ses camarades l'avaient quittée un par un, ne laissant derrière eux que des noms gravés sur des pierres tombales. Rebecca avait été endurcie par des années de souffrance, mais là, c'en était trop, même pour elle. Au fond d'une impasse sombre et isolée, elle vidait chargeur après chargeur dans le vide, hurlant des insultes comme si le vacarme pouvait étouffer le chagrin qui lui déchirait la poitrine. Pourquoi est-ce que ça devait se passer comme ça ? N'avait-elle pas déjà assez payé ? Elle n'aspirait à rien de grand. Elle ne voulait pas devenir une légende. La seule chose qu'elle voulait, la seule chose qui comptait, c'était de ne plus jamais voir quelqu'un qu'elle aimait mourir sous ses yeux. Alors, quand David s'est mis à se couvrir de chrome, à reprendre le flambeau de Maine comme si c'était à lui de le porter, elle n'a pas pu chasser l'angoisse qui lui serrait la poitrine. Lui, chef d'équipe ? Mercenaire d'élite, bardé de matos militaire de pointe ? Non. Pour elle, il n'était toujours qu'un gamin. Un petit con prétentieux, prêt à se laisser dévorer par ses rêves jusqu'à sa perte. Mais Rebecca ne pouvait pas accepter ça. Elle n'allait pas rester les bras croisés. Après s'être équipée de bras chromés conçus pour encaisser le recul de l'artillerie lourde, elle est devenue son bras droit. Elle serait à la fois son épée et son bouclier. Elle ferait tout pour empêcher l'imbécile qu'elle aimait de se faire tuer.
Les peurs qui hantaient Rebecca finirent par se réaliser. Malgré sa tolérance anormalement élevée, le corps de David ne pouvait plus supporter la quantité de chrome qu'il accumulait. À cela s'ajoutait le poids des décisions qu'il devait prendre : il se retrouva au bord de la cyberpsychose. Inquiète pour sa santé mentale, elle voulait qu'il ralentisse, mais lui avait toujours préféré vivre à cent à l'heure — tout comme elle. Leur dernier contrat était extrêmement dangereux, pour ne pas dire impossible. Mais David tenait à le remplir. Rebecca était furieuse, mais il n'était plus question de faire marche arrière. Elle ne comprit la vérité que lorsqu'il était trop tard : ils étaient tombés dans un piège. Un piège planifié dans les moindres détails et exécuté à la perfection. Pas une seconde ils n'avaient douté que l'un des leurs les avait vendus. Quand ils avaient appris que Lucy avait été capturée, David n'avait reculé devant rien pour la sauver, quitte à repousser les limites de son corps. C'était une mission suicide, ni plus ni moins. Les dominos s'étaient mis à tomber, et chaque mauvaise décision entraînait une nouvelle série de catastrophes. L'heure n'était pas à la réflexion. La moindre hésitation pouvait être fatale. Rebecca dégaina son cracheur, jeta un regard vers cet imbécile prêt à tout risquer pour sauver la femme qu'il aimait, et poussa un long soupir de lassitude. « ... Bon, d'accord. Je te suis, choomba. Jusqu'en enfer. » Night City n'oublierait jamais cette nuit-là. Leur véhicule fonçait vers la tour Arasaka, mitraillée de toutes parts par les unités de la MaxTac. David faisait chauffer le Sandevistan. Encore. Et encore. Et encore. Le plan était si insensé qu'il semblait illusoire d'en réchapper. Rebecca n'avait pas d'autre choix que de l'aider, de faire en sorte qu'il arrive à Corpo Plaza en vie. Au-dessus d'eux, les néons de Night City brillaient de mille feux. Malgré tout, Rebecca s'accrochait au peu d'espoir qui lui restait. Elle misait tout sur Lucy. Une dernière fois, elle chargea son arme avec tout son amour et tout son courage.
Quand elle s'est réveillée dans le Somnoire, Rebecca a tout de suite compris qu'elle était morte. Elle a préféré se taire pour ne pas accabler Lucy. « Si je lui dis ça, je vais juste la faire flipper encore plus. Si elle commence à se sentir coupable ou à me plaindre, ça va me foutre en rogne. » À bord du train qui fonçait à travers la dimension onirique, Rebecca haussa les épaules et chargea son cracheur, balle après balle. Derrière la vitre, les étoiles filaient en traînées, éclatantes et aveuglantes, comme les néons qui avaient embrasé le ciel de Night City. Elle partait sauver quelqu'un. Comme toujours. Elle se battait encore pour Lucy – quelqu'un qu'elle ne comprenait pas, mais qu'elle ne pouvait s'empêcher d'admirer. Mais cette fois, David n'était pas à ses côtés. Et la fille qu'ils allaient sauver, elle, ne fuyait plus. Elle ne voulait pas se l'avouer, mais pendant le trajet, elle avait pigé pourquoi elle était vraiment là. Même si David ne lui avait rien demandé, elle n'aurait pas hésité à sortir son flingue pour aller retrouver cette netrunner insupportable. Elle était de l'équipe. Et pour Rebecca, y avait rien de plus important que les chooms de l'équipe. Elle n'avait jamais voulu qu'une chose dans sa vie : choisir son propre chemin, prendre ses propres décisions. Alors ce n'était pas maintenant qu'elle allait s'arrêter. Quels que soient les risques, elle était prête à tout pour sauver ses amis. « Un train volant, un petit chat qui parle, toi et Abby… Héhé, notre équipe est sacrément redoutable. » « Je te l'ai déjà dit, je suis pas un chat, miaou… Et puis n'oublie pas, le but c'est de récupérer la bande onirique… » « Détends-toi, j'ai bien tout retenu ! On transforme cette tête de chrome en tas de ferraille, c'est ça ? » « Tu n'as pas écouté un traître mot, pas vrai ? » Rebecca esquissa un sourire en coin, gratta le chat blanc derrière l'oreille, puis se mit les mains dans les poches avant de se laisser tomber à côté de Nomade. « Bon, euh… C'est un peu tard pour m'excuser de t'avoir {Male=embarqué;Female=embarquée} là-dedans, hein ? » Deux poings qui s'entrechoquent. Il n'en fallut pas plus pour lui faire comprendre qu'elle était pardonnée. Avec un léger rictus, Rebecca cala Guts sur son épaule et s'avança tranquillement vers les portes du train. « Terminus, tout le monde descend ! Allons faire ce pour quoi on est là ! »
J'avoue que ça serait pas mal de vivre sur Solaris. C'est juste que les gens d'ici sont hyper attachés aux règles. Ils sont tellement polis que même moi je me mets à parler proprement… Je savais pas que je pouvais causer sans lâcher des p*tains de jurons.
Dis, t'as déjà eu un chien ? Moi ouais, il s'appelait Cup-Cup. La boule de poils la plus mignonne qu'on ait jamais vue. En plus, il obéissait. Il avait ses propres fringues, sa médaille et tout le tintouin. La vache… les nuits étaient carrément moins froides avec lui…
Tu sais… J'ai jamais été à l’école. C'est la rue qui m’a tout appris sur comment rester en vie. La peur constante de crever est la meilleure des leçons. Mais c'est une leçon qui peut coûter cher. Enfin, si en l'occurrence, la survie coûtait littéralement un bras et une jambe, alors je verrais toujours ça comme l'affaire du siècle, choom.