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Personnage
Mornye, ingénieure à l'institut de recherches du collectif Trek-spatial et professeure au département d'Ingénierie de l'Exoarpenteur à l'académie Brandétoile. Chaque pas qu'elle réalise avec ses prothèses en guise de jambes la rapproche des étoiles dont elle rêve.
Collectif Trek-spatial - Rapport de routine d'évaluation des capacités et de santé de la chercheuse expérimentée Nom : Mornye Affiliation : collectif Trek-spatial - Institut de recherches / Département d'Ingénierie de l'Exoarpenteur 1. Évaluation des capacités de résonance 1.1 Confirmation du statut de base Le sujet est considéré comme ayant le statut de : Résonateur naturel. La Marque taciturne se situe sur la face latérale de la cuisse gauche. 1.2 Paramètres des capacités et caractéristiques - Portée effective : environ 20 mètres. Dans ce rayon, le sujet fait preuve d'une manipulation directe et précise des entités mécaniques qui possèdent des structures internes complexes. Sa précision demeure stable au sein de la portée effective. Aucune atténuation n'a été observée sur la distance. - Prérequis pour l'activation : pour que l'activation soit un succès, l'analyse structurelle complète de la composition mécanique interne de la cible doit être effectuée. La capacité n'a aucun effet sur les objets dont la structure interne est inconnue. « Attendez… Qu’est-ce que ça veut dire ? Je n’ai jamais vu le professeur Mornye échouer à faire fonctionner une machine ! » 2. Résumé de sa condition physique 2.1 Diagnostic Le sujet présente une hypoplasie congénitale du plexus lombo-sacral, entraînant une perte définitive de la fonction motrice en aval de la région coccygienne et une incapacité totale de se mouvoir de façon autonome. 2.2 Statut de réhabilitation Grâce à un système de prothèses à interface neurale personnalisé, le sujet est désormais totalement autonome dans ses déplacements et ses activités quotidiennes. La stabilité fonctionnelle est maintenue depuis plusieurs années. Cette évaluation est un examen de routine de son état.
L'analyse de la forme d'onde de l'échantillon testé indique une oscillation elliptique avec une présentation stable du domaine temporel. Des fluctuations irrégulières à tendance prolongée avaient été enregistrées, mais aujourd'hui, la forme d'onde a retrouvé une stabilité normale. L'évaluation actuelle conclut une évolution normale. Conclusion du diagnostic : seuil d'Overclocking normal. Stabilité du système élevée. Aucun risque actuel d'Overclocking. Des antécédents documentés d'Overclocking antérieur sont notés, la sévérité la plus élevée étant évaluée à modérée. Le sujet signale avoir volontairement induit un bref épisode d'Overclocking il y a plusieurs années afin de maintenir l'opération d'une grande tour de signalisation. Grâce à une intervention médicale rapide, aucune séquelle post-Overclocking n'a été observée. Il est conseillé de mener des examens physiques de routine. Pour le moment, aucun soutien psychologique ne semble nécessaire.
Mornye, ingénieure à l'institut de recherches du collectif Trek-spatial et professeure au département d'Ingénierie de l'Exoarpenteur à l'académie Brandétoile. Chaque pas qu'elle réalise avec ses prothèses en guise de jambes la rapproche des étoiles dont elle rêve.

Mornye - Tenue par défaut
Un uniforme standard de l'Institut de recherches du Collectif Trek-spatial. En le portant, elle traverse les flux de données, les machines et les courants changeants avec son petit corps. Sous le regard silencieux des étoiles, la volonté de l'humanité d'explorer ne cesse jamais.
Dès son plus jeune âge, Mornye avait compris qu'elle était un fardeau pour les autres. La plupart du temps, sa famille était très attentionnée envers elle. Sa mère avait quitté son emploi pour s'occuper d'elle à la maison, tandis que son père travaillait sans relâche pour payer les soins et les examens médicaux. Les premières années qui restent lointaines et floues, sa mère la prenait souvent dans ses bras pour lui murmurer des mots doux avant de l'allonger dans son petit lit spécialement aménagé. Une année, le jour de son anniversaire, son père est même rentré à la maison alors qu'elle était encore éveillée. Tous trois se sont assis ensemble pour chanter « Joyeux anniversaire » et lui souhaiter paix, joie et santé pour les années à venir. Mornye acceptait toujours ces instants, en silence. Elle savait que sa mère ne la pensait pas capable de comprendre les mots et les émotions et elle avait remarqué la tristesse sur le visage de sa mère chaque fois qu'elle soulevait ses jambes inactives. Elle se souvenait également de la légère hésitation, à peine perceptible, à prononcer le mot « santé ». Mais ils l'aimaient, et ça, Mornye l'avait compris très tôt. À une exception près. Une nuit, une dispute entre ses parents la réveilla. Son père qui haussait le ton ; sa mère qui sanglotait entre deux mots. Cette tension inconnue dans la maison l'effraya tellement qu'elle se mit à pleurer. Elle était persuadée qu'ils l'avaient entendue car les cris cessèrent un instant, avant de reprendre de plus belle, avec une colère plus forte encore et un désespoir plus grand. C'est pendant cette pause fragile qu'un sentiment inédit prit racine en elle : elle devait les arrêter. Son fauteuil roulant se trouvait à côté de son lit, à portée. Elle agrippa le barreau de son lit et déplaça son corps jusqu'au fauteuil. Elle commença par sa poitrine ; ce n'est pas trop difficile pour elle de se pencher en avant pour se rapprocher. Puis le ventre… ses organes s'écrasaient contre le bois dur jusqu'à ce qu'une douleur sourde s'annonce, signe étrange de sa progression. Enfin, ses jambes… Elle rassembla toutes les forces qui lui restaient pour hisser ses membres désobéissants vers le fauteuil. Un bruit sourd se fit entendre. La dispute s'arrêta net. Soudain, le silence envahit la maison. Le fauteuil roulant bascula sur le côté sous le choc de sa chute. Le corps tout endolori, Mornye se releva avec ses bras tremblants. Un liquide chaud coulait sur sa peau, sur son corps qui était habituellement froid. Sa mère se précipita dans la chambre, s'agenouilla et la prit dans ses bras, des larmes de fatigue coulant sur ses joues.
Mornye était toujours calme. C'est du moins ce que pensaient ses camarades de classe, dans sa ville natale. Clouée à un fauteuil roulant depuis son plus jeune âge, elle n'avait jamais connu la vie insouciante de ses camarades de classe. Elle consacra plutôt toute son énergie à ses études, passant son temps à lire et à faire des calculs. La plupart des professeurs la décrivaient souvent comme une élève modèle, jusqu'à ce qu'ils aient du mal à comprendre son raisonnement. Une rumeur circulait parmi les élèves : on racontait que son père travaillait pour une société peu recommandable au sein de la Nouvelle Fédération et que chaque jour, une fois les cours terminés, un assistant austère poussait en silence son fauteuil roulant avec une précision glaciale. Mornye s'asseyait dans le fauteuil comme une poupée qu'on aurait posée là, acceptant la situation en silence. Ce qui perturbait encore plus ses camarades, c'était son refus de toute compassion. Même lorsque les enseignants demandaient aux élèves de l'aider, ou que d'autres lui faisaient un grand sourire en lui demandant si elle avait besoin de quoi que ce soit, elle baissait la tête, les yeux cachés derrière sa frange et elle secouait doucement la tête, rejetant toute proposition. La patience des enfants a toujours ses limites. Une fois le privilège d'offrir son aide perdu, la haine s'installa progressivement. Rapidement, plus personne ne l'approchait lorsqu'elle avançait doucement dans le couloir sur son fauteuil. Les élèves échangeaient des regards dans un silence glacial, laissant passer ce fauteuil encombrant, tels des poissons en banc. Mornye n'avait jamais prêté attention à ces gestes d'attention qui avaient soudain disparus. Elle s'accrochait à ses résultats scolaires excellents, car c'était le seul moyen pour elle d'offrir au monde une forme silencieuse de gratitude. Elle savait que si elle demandait de l'aide, par besoin ou simple conformité, on la lui apporterait. Mais elle n'avait pas oublié le regard usé de sa mère. C'est pour cette raison qu'elle était restée silencieuse, comme elle l'avait toujours été.
À l'âge de seize ans, Mornye reçut une lettre d'admission de l'académie Brandétoile. Son Forte s'était déjà éveillé bien avant. Un après-midi ordinaire, elle réalisa qu'elle n'avait plus besoin d'utiliser ses mains pour déplacer son lourd fauteuil roulant. Il n'y avait rien de très palpitant dans cette découverte car elle comprenait déjà parfaitement le fonctionnement mécanique. Les activer par la pensée ou dans la réalité ne faisait aucune différence pour elle. Après tout, son corps immobile était toujours prisonnier de ce cadre métallique encombrant. Cette nuit-là, elle se glissa dans son lit quand elle aperçut une Marque taciturne brillant légèrement sur sa cuisse, comme un signe d'humour noir conçu pour elle. La lettre d'admission, ça, c'était autre chose. L'académie Brandétoile était connue pour être la première institution à former des talents dans tout Solaris. Son organisation mère, le collectif Trek-spatial, représentait la pointe de la technologie humaine. Ce simple bout de papier joliment imprimé sembla ouvrir une brèche dans le monde étriqué de Mornye. Cela prouvait que même en étant incapable de bouger, en ayant des capacités qu'elle pouvait penser inutiles, elle avait tout de même une « valeur ». Pouvait-elle faire partie de ceux qui illuminaient l'avenir de l'humanité ? Elle termina rapidement la classe préparatoire et son Forte s'avéra parfaitement adapté au département d'Ingénierie de l'Exoarpenteur. Elle devint le génie dont tout le monde parlait en classe, l'apprentie préférée de ses mentors et la plus jeune enseignante assistante du département. Mais cela ne suffisait toujours pas. Elle passa de nombreuses nuits à s'absorber dans des rapports et expériences, se plongeant souvent dans des tâches dangereuses qui poussaient son Forte à la limite de l'Overclocking. Une nuit, étourdie par un manque de complément alimentaire, elle se demanda si, peut-être, ce corps pourrait un jour devenir la pierre angulaire du temple de la science dont elle avait toujours rêvé. Ce serait une conclusion satisfaisante. « Il est minuit. Tu ne veux pas aller te reposer ? » Elle leva la tête et aperçut deux grands yeux dorés. Elle se souvenait de cette personne, à l'initiative du projet, son mentor et responsable à l'académie Brandétoile. Ses yeux dorés, emplis d'une solitude infinie que Mornye devait encore comprendre, lui avaient toujours plu. {Male=Il;Female=Elle} considérait chacun avec le même calme impartial, dépourvu de toute pitié, contrairement à ce qu'elle avait toujours connu. « Si tu ne te reposes pas, {Male=dit-il;Female=dit-elle} d'une voix calme et posée, tu ne pourras pas voir les étoiles. »
Il n'y avait aucune étoile à l'académie Brandétoile. À l'époque, le système de projection astrale ne disposait que des capacités de précipitation les plus basiques et le collectif Trek-spatial>, qui n'en était encore qu'à un stade d'exploration, ne disposait d'aucune ressource pour décorer ce monde souterrain de lumière stellaire. Mais Mornye n'avait pas réalisé que les « étoiles » dont parlait son mentor étaient celles qui surplombaient les terres givrées. Cela se produisit lors d'une expédition scientifique sur les terres givrées. En temps normal, personne n'aurait pensé à inviter Mornye à participer à ce genre de mission, alors lorsque son mentor lui tendit la main, elle ne refusa pas. Elle embarqua donc à bord du vaisseau céleste, à destination du monde surplombant les terres gelées. À sa grande surprise, elle n'a pas été traitée différemment des autres membres d'équipage : assise tranquillement dans le véhicule, elle analysait les données en temps réel collectées par la machine bourdonnante. Parfois, lorsque le véhicule ne pouvait plus avancer ou lorsqu'il y avait quelque chose à observer, son mentor la prenait sur son dos et la transportait à travers la neige. Le vent qui balayait les plaines transportait des éclats de glace qui lui piquaient ses joues fiévreuses. Bien que les contours lointains se brouillèrent sous la tempête de neige, une vaste étendue semblait se déployer devant elle. À la fin de l'expédition, ils arrivèrent à une épave d'une vieille machine. Assis sur les ruines, ils observaient le ciel étoilé. « Tu aimes les étoiles ? » La voix de son mentor brisa le silence. Mornye suivit son regard, levant les yeux vers ces fragments qui avaient voyagé depuis des années-lumière. « C'est précisément parce qu'on les voit que les humains développent une curiosité pour ce qui se trouve au-delà du ciel. » « Je pense que tu prouveras que cette soi-disant barrière éternelle n'est pas si éternelle après tout. Un jour, l'humanité la franchira et atteindra la mer des étoiles par sa volonté. » Ah. C'était donc ça. La première chose qu'elle comprit était à quel point elle et tous les autres étaient extrêmement petits. Elle, son père, sa mère, ses camarades de classe et cette personne à ses côtés : dans cette nuit sans fin, ils n'étaient plus que poussière sur une seule planète. Puis rejaillirent les souvenirs qu'elle s'était efforcée d'enterrer. La douleur la première fois qu'elle avait essayé d'escalader la grille. Le cri qu'elle avait ravalé le jour où sa mère était partie. Les regards cachés dans son ancienne école et le silence qui remplissait le lieu à son passage. Le calme gênant qu'elle ressentait lorsqu'elle avait imaginé en finir. Puis, le ressentiment l'envahit. Elle n'avait encore jamais ressenti ça. Une vague la submergea avec une telle violence qu'elle ressemblait à une méfiance envers quelque chose de vaste et incompréhensible. Une étincelle glacée s'enflamma dans sa poitrine endormie, brisant le calme qu'elle avait créé pour survivre dans son monde étroit. La lumière des étoiles se déversa sur elle. Les larmes coulaient. Son cœur battait à tout rompre. Elle tendit la main vers la personne à côté d'elle, vers la lumière distante qui se répandait à l'infini. « Moi aussi, je veux atteindre ce futur. »
« Professeure Mornye, Cody et Vance se chamaillent au sujet des composants du test Hélios, maintenant. Il faudrait que vous, heu… » Mornye poussa un soupir à peine audible. Au-dessus d'elle, l'amas stellaire modifié bourdonnait, canalisant son Forte dans le clavier flottant tandis qu'elle répondait aux derniers messages concernant la cérémonie du Renouveau solaire. De la main gauche, elle ajustait les paramètres de simulation d'allumage sur le terminal de son planeur, tandis que de la main droite, elle traçait une séquence de calculs élasto-plastiques. Elle était capable de gérer une dizaine de tâches à la fois, mais ce genre de chamaillerie l'empêchait de faire quoi que ce soit. Il s'agissait de deux jeunes diplômés, intelligents, ambitieux et avides de montrer ce dont ils sont capables. Mornye n'avait jamais connu cette jeunesse, mais la scène fit remonter des souvenirs de ses premiers jours à l'institut de recherches. Elle se souvint du premier conflit qu'elle avait eu avec le conseil au sujet de sa proposition de recréer le ciel étoilé et comment, après avoir obtenu l'approbation, une tempête de néant avait frappé. Elle se souvint de l'Overclocking qu'elle avait subi en essayant de maintenir le bon fonctionnement de la tour de signalisation et bien sûr, du moment où un composant avait chuté et lui avait écrasé les deux jambes. Finalement, elle n'était peut-être pas si différente de ces deux jeunes… Lorsque le problème fut résolu, le système de projection astrale était déjà passé en mode Nuit. Un Canon planeur lui apporta son repas. Ce jour-là, le mélange de nutriments avait le goût de « viande fumée », un nouvel arôme développé par l'aile d'agronomie. Elle dévissa le bouchon, éteignit le dernier écran flottant et contempla les étoiles artificielles par la fenêtre. Son mentor était parti depuis longtemps. Il s'était passé tant de choses depuis. Elle avait été diplômée et avait rejoint l'institut. Sa première mission avait été de créer un ciel au-dessus de Lahai-Roi. Désormais, après de nombreuses opérations, ses jambes la portaient sans crainte. Et le dernier jour avant son départ, son mentor lui avait dit qu'à présent, Lahai-Roi était autonome. C'est à cet instant qu'elle comprit enfin l'émotion que cachaient ces yeux dorés : le calme qui venait de n'être nulle part à sa place. Mais peu lui importait. Plus bas, dans la salle des tests, Hélios illuminait l'obscurité d'une lumière argentée. La cérémonie du Renouveau solaire, l'entreprise gigantesque d'éveiller l'Exoarpenteur, était une étape que même son mentor n'avait jamais imaginée. « J'ai enfin trouvé ce que je voulais faire, Mentor », pensa-t-elle. « Et peut-être que… j'irai plus loin que toi. » « Alors si un jour tu reviens… est-ce que je pourrai rester à tes côtés ? »
J'ai obtenu mon diplôme au Département d'Ingénierie de l'Exoarpenteur à l'Académie Brandétoile. Mon mémoire de fin d'études portait sur l'« Analyse de corrélation entre la gestion de la production énergétique et le renouvellement des matériaux d'Exonuée ». Cette proposition a retenu l'attention du collectif Trek-spatial, qui en a fait un projet intitulé « cérémonie du Renouveau solaire ». Mon travail portait spécifiquement sur l'utilisation des modules de conversion d'énergie multiphase via un réseau supraconducteur…Désolée, je tâcherai de trouver d'autres sujets susceptibles d'être plus intéressants à l'avenir.
Alors, quelle saveur de nouilles en gobelet Délices de minuit est ta préférée ? Salade de lichen ou bisque crémeuse ? D'après mes observations, c'est le deuxième sujet de conversation le plus populaire parmi les étudiants, juste derrière « les passages à surligner en cours ». Étant donné que tu étudies ici maintenant, à Brandétoile, je me suis dit que ça pourrait t'intéresser. Oh, toutes mes excuses. Je n'ai pas de nouilles en gobelet Délices de minuit sur moi, seulement des compléments… Mais on peut aller en acheter à l'académie, si tu veux. On y va ?
Mes jambes ? Ce sont des prothèses développées par le collectif Trek-spatial. Avant l'opération, je devais me déplacer en fauteuil roulant à cause d'une condition qui s'appelle l'hypoplasie congénitale du plexus lombo-sacré.J'ai peu de souvenirs de cette époque. La maison vide, la salle de classe silencieuse, la douleur en tombant de mon fauteuil… Je sais que tout ça faisait partie de ma vie. Mais je ne me souviens plus de… ce que je ressentais. Parfois, je me demande… Et si c'était à cause de ça que je n'arrive pas à comprendre certains sentiments au fond de moi, maintenant ?