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Forteresse du Griffon, Forteresse du Griffon, je te sens toute proche,
Dans les vents qui soulèvent les bannières d'or, j'entends leur chant farouche.
Les étendards scintillants s'élèvent et dansent, célébrant les combats gagnés,
Par-delà les marées sombres comme l'encre, les rivières rouges de sang, et moi, à genoux, brisé.
Avec eux vient le triomphe doré, et l'appel de ma mère,
Hautes les bannières ! Que se lèvent les vents, et qu'ils m'emportent loin de cette terre.
Forteresse du Griffon, Forteresse du Griffon, je t'étreins sans fléchir,
Depuis les eaux profondes, depuis le lac endormi dans le soupir de la nuit,
Depuis les ruisseaux qui glissaient entre les tresses de ma mère,
Depuis l'eau ensanglantée, qui goutte encore de la lame de mon frère,
Ces eaux s'élèvent maintenant pour m'atteindre, elles resteront, fidèles, à ton service.
Forteresse du Griffon, Forteresse du Griffon, je te défendrai sans faille,
Par le lac, la mer et mon propre sang : un pacte scellé, un sortilège loyal.
Les marées sombres ne frôleront jamais ton sein,
Les marées sombres n'effleureront jamais les cheveux de ma mère,
Les marées sombres ne verront jamais ta fin !
Forteresse du Griffon, ô Forteresse du Griffon, tu brilles dans un soleil sans déclin,
À jamais bercée par la brise murmurante, comme un rêve éternel sans fin.