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Jour 159 – Ensoleillé (le beau temps se fait rare)
Aujourd'hui, Chisa m'a dit qu'elle avait trouvé un nouveau bâtiment qui peut faire office de base : un ancien café spacieux. Depuis sa grande terrasse du premier étage, on aurait une vue splendide sur le centre-ville. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vue si enthousiaste. J'ai l'impression que nous avons fait un pas de plus vers la destruction de la boucle.
À vrai dire, on progresse bien.
(L'écriture devient légèrement plus consciencieuse.)
Grâce à mes recherches sur les derniers jours, je suis certaine d'une chose : la clé qui nous permettra de défaire ce ruban de Möbius infini se cache au cœur de la ville : dans la Tour de néon. L'épicentre de la Lamentation. Son origine. Et surtout, le point le plus proche du monde extérieur.
Si nous parvenons à en atteindre le sommet, nous pourrons peut-être contacter les agents du Littoral noir. Peut-être est-ce le seul moyen de sortir de cette Sonora. La mousse a déjà poussé autour des engrenages de ma montre et a atteint la surface. Pourtant, je ne l'ai pas remplacée. Elle me rappelle la notion du temps… de quelque chose capable de se frayer un chemin à travers le mensonge pour atteindre la vérité.
Je me rendrai au centre de la Tour de néon demain matin. Si ici, le temps est argile, alors j'en ferai une route jusqu'à chez nous.